Les effets de l’échouement d’un navire sur la côte Est

Discours

Période des Questions L'hon. Jane Cordy 5 juin 2014

L'honorable Jane Cordy : Je voudrais moi aussi féliciter le ministre des Transports, Geoff MacLellan, et le premier ministre Stephen McNeil, qui ont fait ce que leur dictait leur conscience dans l'affaire du MV Miner. L'été dernier, le député provincial progressiste-conservateur Alfie MacLeod avait approché la ministre Raitt, mais n'avait obtenu aucun résultat. Heureusement, les libéraux ont été élus l'automne dernier en Nouvelle-Écosse. Une des premières choses qu'ils ont faites a été d'honorer leur promesse de régler l'affaire du MV Miner. Comme l'a dit le sénateur Mercer, j'avais posé des questions à ce sujet il y a environ un an. La ministre Raitt, qui a grandi au Cap-Breton, a écrit au Chronicle Herald d'Halifax le mardi 3 juin 2014. Je vais citer un extrait de la lettre : […] je dois dire que j'ai suivi de près les préoccupations que suscite encore l'affaire du MV Miner. Il est vraiment admirable que la ministre soit préoccupée par l'affaire, mais elle n'a pas agi. Comme l'a dit plus tôt la sénatrice Fraser, on peut supposer que le gouvernement a tout fait sauf agir. Écrire à un journal peut faire croire aux gens que la ministre est très préoccupée, mais, honorables sénateurs, il est nécessaire de faire quelque chose dans ce dossier. C'est malheureux parce que la situation inquiète beaucoup les gens en Nouvelle-Écosse, surtout au Cap-Breton. L'île Scatarie, où le navire s'est échoué, est une aire de nature sauvage protégée par la province. C'est aussi une excellente zone de pêche au homard. Pourtant, la ministre fédérale n'a fait que se livrer à un exercice de relations publiques en écrivant une lettre qui ne contenait rien d'autre qu'une expression de préoccupation. Les gens de la Nouvelle-Écosse s'attendent à mieux de la part de la ministre. Je reviens à la question du sénateur Mercer concernant la réglementation. J'avais soulevé cette question auprès de la sénatrice LeBreton il y a environ un an. L'Association de développement communautaire de la localité de Main-à-Dieu a également soulevé la question à la même époque, en parlant de « négligence manifeste » du ministère fédéral des Transports. Le sénateur Mercer a dit que le gouvernement fédéral avait autorisé la délivrance d'un permis pour le remorquage du MV Miner durant la saison des tempêtes. Personne ne serait surpris d'apprendre que les risques qu'un navire remorqué fasse naufrage sont plus grands si le permis est délivré pendant la saison des tempêtes. Je reviens encore à la question du sénateur Mercer : le gouvernement examinera-t-il cette réglementation fédérale? Vous avez dit plus tôt, quand vous avez énuméré la liste des choses que le gouvernement fédéral a faites, qu'il existe un groupe d'experts sur la sécurité des navires. On aurait pu penser, puisque le MV Miner s'est détaché de son remorqueur durant la saison des tempêtes après avoir reçu un permis du ministère fédéral des Transports, que ce groupe d'experts sur la sécurité des navires dont vous avez parlé se serait intéressé à l'affaire. J'ai posé une question ici il y a un an. Je la pose encore aujourd'hui : est-ce que Transports Canada examinera cette réglementation en vue de s'assurer, lors de la délivrance d'un permis pour le remorquage d'un navire, que la sécurité des deux navires en cause est prise en considération? Dans le cas du MV Miner, toutes les approbations nécessaires ont été données par le gouvernement fédéral, mais on s'attend à ce que le gouvernement et les contribuables de la Nouvelle-Écosse paient les pots cassés par suite d'une situation causée par le ministère fédéral des Transports. Veuillez appuyer ici pour lire la question de la sénatrice dans son intégralité